Kernok le pirate

Kernok le pirate

Kernok le pirate est un court roman d’Eugène Sue paru en 1830.

Le roman paraît d’abord en trois feuilletons dans le journal La Mode avant d’être publié en volume.

Kernok le pirate est un roman d’aventures et comporte un certain nombre de scènes d’action souvent très meurtrières : matelot battu à mort, jeune femme broyée par un boulet, hommes brûlés vifs ou abandonnés en mer… Eugène Sue reprend ainsi certains codes du roman de pirates initié par James Fenimore Cooper.

Même si cette violence n’est pas neutre et débouche sur de réels moments dramatiques, le récit est surtout marqué par l’humour noir. Le comique est en effet omniprésent, que ce soit par l’ironie de la narration ou la truculence des personnages et des situations (Zélie donnant un coup de pied au derrière de Grain-de-Sel, les pirates pendant leur orgie…). Sans jamais aller jusqu’à la parodie, certains passages dramatiques sont traités sur un mode ironique (Zeli mourant et plaisantant sur sa jambe arrachée, mort de Kernok enflammé parce qu’il aurait trop bu…).

La fin du roman est particulièrement ironique. Kernok, ce terrible pirate, finit comme un homme rangé, bon bourgeois, respecté de ses concitoyens et du prêtre de la paroisse. Sue se moque ainsi de la superficialité du jugement social et d’une Église dont le langage et les principes ont perdu leur sens.

Le 10 janvier 1831, dans le journal Le Voleur, Balzac vante les qualités du roman : « M. Eugène Sue a donné dans La Mode la ravissante marine de Kernok, révélant avec modestie un talent frais et gracieux qui grandira car il est jeune, très jeune »

Source : Wikipédia


L’édition numérique de ce texte a été réalisé par les Éditions Opoto à partir d’un document numérisé par Gallica, la Bibliothèque numérique de la BnF : Le Pirate : revue hebdomadaire de la littérature et des journaux, 1830.

Image de couverture (détail) : Frederick Judd Waugh

ISBN : 978-2-37952-042-6

Éditions Opoto, février 2020

Domaine public / CC0

Pas de copyright

Le photocopiage et le piratage tuent l’industrie du livre ; le plutôt sera le mieux.


Téléchargement (gratuit et sans DRM)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *