L’évangile du coït

L’évangile du coït

L’évangile du coït par Fernando d’Alméida

Ne plus édifier l’existentiel dans la morale close quand sublimée, la chair versifiée loge l’être à l’intérieur d’une totalisation, d’une substantification du désir. Que ce désir soit humecté d’orgasme, voilà qu’à partir de connotations clitoridiennes, il devient possible de se maintenir dans l’enclosure du vrai. Autant dire, par-delà tout puritanisme moyenâgeux – toute hypocrisie de sacristie – que le corps de la femme est fascination parce que magnifié dans une langue drue, ce corps apparaît comme en grandes glissées érotiques. D’où l’urgence impérieuse, la nécessité furibonde de prendre place en ce corps offert éternellement à l’amour vulvaire ! En dépit des cantiques d’arrière-saison propres aux chevaliers de la pudibonderie de devanture !

L’hiver appartient au coït

Il faudra que la forme
De ton corps conduise
À la fable narrative des désirs
À la profondeur craquelée du vagin
Il faudra que l’écriture intériorise
Le jeu agglutinant des fantasmes

(Sans cesse nous courons vers
L’abrupt paysage du regard
Car tout est dans le réel en miroir)

Ici le sexe est liturgie du devenir…

Fernando d’Almeida est un poète et critique littéraire camerounais, né à Douala le et décédé le à la Cité Bonamoussadi à Douala. Doublement africain par ses origines béninoises et camerounaises, Fernando d’Almeida est également d’ascendance noire brésilienne, d’où son nom à consonances portugaises.

Il est le premier Africain à recevoir en 2008 le Grand Prix de Poésie Léopold Sédar Senghor (sources Wikipédia)


Crédit photo : couverture : Beb, Djebale, 2006 ; l’auteur par Frédéric Nkassa Ndoumbé, 2009

ISBN (papier) : 978-2-9533976-1-1 (épuisé)

ISBN (numérique) : 978-2-919752-23-2

Éditions opoto, Mars 2013


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